Archives de Tag: vignoble

Les principales zones viticoles du Chili…

La vallée de l’Aconcagua

La région est principalement dédiée au cabernet-sauvignon depuis le milieu du XIXème siècle. L’intégration de l’irrigation par des goutte-à-goutte a suscité un regain d’intérêt dans la vallée au début des années 80. Elle a également été la première à planter de la syrah au Chili en 1993.

La vallée de Casablanca

Située entre Santiago et le port de Valparaiso, cette petite vallée très fraîche et sensible au gel produits des vins blancs à partir de chardonnay et de sauvignon. Le pinot noir est également présent, tout comme le merlot pour les rouges.

La vallée de Maipo

Entourant la capitale, Santiago, les vignobles de la vallée de Maipo abritent les plus prestigieux domaines du pays. La vallée est divisée en trois secteurs distincts :

–         Alto Maipo, proche de la Cordillère des Andes

–         Maipo Centrale, le long de la vallée

–         Maipo Pacifique, secteur le plus proche de l’Océan Pacifique

Tous trois bénéficient d’étés chauds et secs, et d’hivers pluvieux, mais les microclimats sont très variés selon la situation du vignoble par rapport au relief, à l’océan et aux rivières. A plus de 650 mètres au-dessus du niveau de la mer, Alto Maipo est influencé par les montagnes.

Aujourd’hui, atteint par l’expansion urbaine, la vigne recule peu à peu, laissant place à des quartiers résidentiels. Un changement profond pour cette zone viticole. Au XIXème siècle, alors que les industriels et les riches familles créaient leurs vignobles dans cette campagne, ils n’imaginaient pas que la ville allait autant s’étendre.

La vallée de Rappel

La vallée de Rappel, composée de deux sous-appellations, Cachapoal et Colchagua, commence à seulement 100 km de Santiago.

Cachapoal est la région la plus septentrionale des deux. La majorité des vignobles y sont situés dans le secteur est, autour de Requinoa et de Rengo. A proximité de la chaîne côtière, le secteur ouest de Peumo est plus frais et favorable à la production de rosé.

La quasi-totalité des vignes est irriguée au goutte-à-goutte en raison des conditions arides.

Colchagua est la plus grande et la plus méridionale des deux sous-appellations et produit majoritairement des vins rouges.

La vallée de Curicó

Curicó est la deuxième plus grosse région de production chilienne. Relativement grande, la vallée est divisée en deux zones : celle de la rivière Teno, au nord, et celle de Lontué, au sud, la plus importante des deux.

Elle produit avant tout du rouge à partir de cabernet-sauvignon, mais aussi du blanc à base de sauvignon.

La vallée de Maule

A elle seule, cette région de production concentre 43 % de la superficie totale plantée dans le pays. Le cépage país, qui est encore le deuxième plus important de la région, laisse progressivement place aux cabernet-sauvignon, merlot, cabernet franc et carmenère.

Cette vaste région concentre également une grande variété de terroirs différents appréciés par les investisseurs étrangers, installés en nombre ici.

Les autres régions viticoles

Si le vignoble s’étend aussi vers le nord, dans la vallée d’Elqui où l’on produit le pisco, eau-de-vie de vin, la viticulture descend de plus en plus vers le sud, où les climats frais sont propices à la culture de cépages alsaciens et bourguignons.

Ainsi, les vallées de Bío-Bío et d’Itata sont de plus en plus prisées et les plantations s‘étendent vite. Enfin, la vallée de Malleco, aux portes de la Patagonie, ne compte encore qu’une vingtaine d’hectares, mais elle devient le nouvel eldorado des vignerons de l’extrême.

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L’extraordinaire histoire du succès du vignoble chilien…

Si les moines ont planté les premiers pieds de vigne, dans le sillage des conquistadors, la viticulture s’est développée plutôt lentement au Chili. C’est au XIXème siècle que l’élite chilienne, éprise de culture européenne, développe la viticulture en s’inspirant notamment du modèle français, mais aussi allemand et italien. Toute cette période forge l’identité des vignobles actuels et permet ainsi de mieux comprendre son orientation qualitative précoce.

Dès le début du XXème siècle, le vignoble chilien passe, aux yeux de ses voisins, pour le vignoble qualitatif du continent. En 1912, Viña Unduragga est le premier domaine à exporter sa production vers les Etats-Unis. Concha y Toro exporte son vin en direction de la Hollande dès 1933 et  la même année l’entreprise en profite pour faire son entrée sur le marché des cotations en Bourse.

A partir de cette époque, les producteurs sont bien conscients de la valeur de leur production sur les marchés étrangers, production qu’ils ont d’ailleurs adaptée pour l’exporter. Et cette volonté de commercialiser leurs meilleurs crus aux quatre coins du monde se poursuit même durant la période la plus sombre de l’Histoire du Chili.

C’est donc tout naturellement qu’au début des années 80, lorsque les vins du Nouveau Monde commencent à s’imposer en Angleterre ou aux Etats-Unis, les Chiliens disposent déjà d’un outil de production et de commercialisation adapté à cette nouvelle réalité.

Les principales entreprises du pays, comme Concha y Toro, n’ont pas attendu ce moment pour installer leurs filiales sur ces marchés stratégiques et positionner durablement leurs marques en concurrence directe avec les vins d’appellation européens. Si bien que lorsqu’en 1994, l’Etat chilien légifère afin de créer les premières aires d’appellation, il ne fait que poursuivre cette orientation qualitative.

Au même moment, les investisseurs français arrivent dans le pays et engagent des coopérations avec les grands domaines locaux. Ce phénomène va donner un coup d’accélérateur au vignoble chilien qui aujourd’hui se positionne comme le meilleur d’Amérique Latine.

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Argentine, la mutation du vignoble…

En l’espace de quinze ans, le vignoble argentin a vécu une évolution fulgurante. Le pays est passé d’une production de vins de table consommés localement à la naissance de véritables grands crus.

Si la vigne a commencé à être cultivée sur les terres argentines dès l’arrivée des premiers conquistadors et des religieux espagnols, la viticulture ne s’est véritablement développée qu’au XIXème siècle, grâce à l’avènement du chemin de fer reliant Buenos Aires à Mendoza, la grande région viticole du pays.

Durant un siècle, la production s’oriente essentiellement vers une consommation locale et bon marché de vino tinto, sans volonté qualitative, contrairement au Chili voisin qui, dès le début du XXème siècle, a  placé la viticulture comme produit d’exportation.

Longtemps cantonné dans une production de masse, l’Argentine entre à grand pas dans le secteur des vins de luxe, au milieu des années 80, grâce à des coopérations européennes, souvent françaises. Une évolution profonde qui s’est traduite, au niveau national, par une baisse de la production de 30 % en dix ans.

Les grandes bodegas locales telles que Trapiche, Etchart, Humberto Canale ou Penaflor, proposent aujourd’hui des vins haut de gamme très séduisants. Mais, elles doivent désormais compter sur  la concurrence avec les grands vins de style « international », produits par des Argentins associés à de grands noms de l’ « Ancien Monde ». La bataille est rude.

Pour l’amateur, c’est une aubaine : l’offre de grands vins n’a jamais été aussi ouverte. Les cépages malbec ou carmenère donnent ici le meilleur de leur expression, surtout dans les vignobles d’altitude. Les vins d’assemblage prennent le pas sur les monocépages, la complexité s’en trouve renforcée. Ces cuvées franco-argentines sont encore dans leur prime jeunesse, mais cela n’empêche pas d’en estimer le potentiel. L’avenir nous dira si ces promesses seront tenues.

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Les principales régions viticoles aux Etats-Unis…

Alors que la Californie concentre à elle seule 90 % de la production des vins des Etats-Unis, plus au Nord, l’Oregon et l’Etat de Washington sont devenus d’importants producteurs de vins de qualité.

Central Valley

Cette vaste zone de production située dans le centre de l’Etat de Californie, à 160 km des côtes, est le lieu de production de la majeure partie des vins de table américains, représentés par la marque Gallo. Les températures extrêmes, une irrigation indispensable et mal contrôlée limitent la production qualitative. Cela reste néanmoins la première zone de production du pays.

Napa Valley

Dès les années 60, la Napa Valley devient le nouveau porte-étendard de la viticulture américaine de qualité, sous l’impulsion Robert Mondavi et de quelques autres vignerons visionnaires. Dans cette vallée située au nord de San Francisco, les domaines les plus prestigieux produisent des vins rouges issus majoritairement de cabernet-sauvignon, de merlot et des blancs à partir de chardonnay.

C’est aujourd’hui l’AVA (American Viticultural Area, « aire viticole américaine ») la plus connue dans le monde. Elle rejoint la Sonoma Valley, au sud, par l’entremise de l’AVA Los Carneros.

Sonoma Valley

Coincée entre l’océan Pacifique et la Napa Valley, la Sonoma est aujourd’hui l’étoile montante de la viticulture californienne. La région est plus fraîche que sa voisine, plus accidentée et les vignerons actuels ont su démontrer le potentiel de certains terroirs d’altitude. Plusieurs crus sont installés à près de 500 m au-dessus du niveau de la mer. Dans le prolongement de la Sonoma, d’autres vallées plus fraîches encore, sont également en plein bouleversement, comme Alexander Valley, Mendocino, Dry Creek Valley ou encore la Russian River Valley.

La côte centrale

Le long de l’océan Pacifique, depuis le sud de San Francisco jusqu’à Santa Barbara, les différentes aires de production, au climat assez frais produisent notamment d’excellents vins blancs issus de chardonnay, et des pinots noirs, dont celui du célèbre vignoble Chalone situé non loin des monts Gabilan.

Oregon

Depuis les années 70, la piste des pinots noirs fins nous mène immanquablement en direction de l’Oregon. Mais voilà, trente ans plus tard, il est permis d’avouer  que l’on reste un peu sur sa faim. Même si l’Etat se taille une nouvelle réputation pour ses pinots gris, le « noir » domine dans les vignobles. La superficie consacrée à ce cépage (environ 3 000 ha) a presque doublée en cinq ans. Les prix restent cependant très élevés (de 20 € à 80 € la bouteille) et les volumes réduits, autour de 500 caisses pour certaines cuvées, chez les meilleurs producteurs. Alors qu’aucun leader ne s’est réellement imposé, une dizaine de producteurs de qualité comme Ponzi, Cristom, Ken Wright, Archery Summit, sans oublier les « Oregundians » du Domaine Drouhin, se distinguent.

Etat de Washington

L’Etat de Washington est devenu le deuxième plus grand producteur de vin aux Etats-Unis après la Californie. En moins de dix ans, le nombre de wineries a triplé pour atteindre plus de 200 pour une superficie de vignes de plus de 20 000 hectares. Les cépages dominants sont le cabernet-sauvignon, le merlot, le syrah, le chardonnay et le riesling. Les vignobles se situent dans l’est de l’Etat qui se trouve sous la même latitude que Bordeaux. Le paysage est pourtant fort différent, presque désertique par endroits, avec en été de longues journées chaudes et ensoleillées, suivies de nuits fraîches. Parmi ces nombreuses propriétés, quelques rares champions de la qualité ressortent du lot tels que Columbia Crest qui a été élu producteur de vin de l’année2009 par le magazine Wine Spectator.

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Le réchauffement climatique redessine la carte des vignobles…

La France, l’Italie et l’Espagne sont parmi les premiers producteurs de vin au monde. Mais aujourd’hui, l’Angleterre, traditionnellement buveuse de bière, se lance dans la compétition.

Le vignoble Denbies est le  plus grand domaine viticole d’Angleterre avec 15 variétés de cépages s’étendant sur plus de 100 hectares. Depuis cinq ans, les ventes de vin augmentent de 20 %.

L’Angleterre est située bien plus au nord de la zone traditionnellement productrice de vins en Europe, mais la chaleur des étés et la relative douceur des hivers changent la donne. Des climats similaires à la Champagne en France se sont révélés bénéfiques pour les producteurs britanniques. Aujourd’hui, les vins pétillants anglais dépassent leurs homologues français dans certaines dégustations à l’aveugle.

« Je pense que nous avons beaucoup de chance. Il y a 20 ans on ne savait rien des changements climatiques mais on a certainement bénéficié de cette capacité de produire des vins de qualité et les affaires marchent très bien en ce moment », explique Chris White, directeur du domaine viticole de Denbies.

Les pays traditionnellement producteurs de vin pourraient à l’inverse pâtir du réchauffement, et il est de plus en plus évident que le changement climatique modifie avec lui la carte internationale des vignobles.

Ainsi, la France à l’horizon de 2080 pourrait voir sa température estivale maximale augmenter de 9,1°C en moyenne nationale.

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