Archives de Catégorie: Commerce

Le marché mondial du vin en chute de 3,6 %

La demande en Allemagne et en Grande-Bretagne a baissé de 2,4 % et de 6 %.

Pour la première fois depuis le début de ce siècle, le marché mondial du vin a baissé en 2009. Selon les statistiques publiées par l’Organisation Internationale de la vigne et du vin (OIV), les échanges internationaux ont atteints l’an dernier 86,1 millions d’hectolitres (Mhl), soit une baisse de 3,6 % par rapport à 2008. « Epargné jusqu’à présent par la crise économique, le marché mondial du vin marque une régression en 2009, essentiellement à cause d’importants reculs de la demande dans les grands pays producteurs, consommateurs et importateurs », souligne Frederico Castellucci, directeur général de l’OIV.

Dans le détail, des pays comme la France, leader  mondial pour la consommation et numéro deux pour la production derrière l’Italie, ont vu leur demande baisser respectivement de 2,9 % et 6,4 %. En Europe, c’est l’Espagne qui enregistre le plus fort recul avec une chute de 11,6 % de sa consommation (11,3 Mhl contre 29,9 Mhl pour la France). A eux trois, ces pays représentent près de 47,2 % de la production mondiale et 28 % de la demande.

Outre la crise, on note dans ces pays un changement dans les habitudes d’achats, le vin devenant une boisson festive mais de moins en moins consommé à tous les repas. Notamment parmi les jeunes, qui préfèrent la bière ou d’autres boissons alcoolisées ou non.

Le « vrac » a le vent en poupe

Les producteurs de ces pays pouvaient jusqu’ici se rattraper sur leurs exportations… Mais la demande de quelques uns des plus gros importateurs, comme l’Allemagne ou la Grande-Bretagne, respectivement 8,6 % et 5,4 % de la consommation mondiale, a également baissé l’an dernier de 2,4 % et de 6 %. « Là encore, l’influence de la crise a réduit la demande dans ces pays importateurs », remarque Frederico Castellucci.

Toutefois, le tableau n’est pas entièrement noir. Les échanges internationaux de vins continuent à représenter une part importante de la consommation mondiale de vin en 2009, soit 36,4 %. « Cela signifie que trois bouteilles et demie sur dix sont consommées en dehors de leurs pays de production au cours de l’année 2009 », poursuit le responsable. C’est surtout le « vin en vrac » qui a eu le vent en poupe en 2009. « Un rosé, vendu en vrac, c’est le vin du futur en terme de ventes », caricature Frederico Castellucci.

Source : Le Figaro

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Succès attendu pour la semaine des primeurs à Bordeaux…

C’est l’effervescence sur la place de Bordeaux : les primeurs 2009, un rendez-vous crucial pour le commerce du vin, s’ouvrent avec une affluence historique, malgré un contexte économique toujours difficile pour un millésime déjà annoncé comme exceptionnel.

Cette année, ils seront plus de 6 000 professionnels, selon les chiffres de l’Union des grands crus, à venir se presser dans les châteaux prestigieux pour déguster et donner une note au dernier millésime, avant peut-être de sceller un contrat de vente.

« On bat notre record historique qui était à 5 475 visiteurs pour le millésime 2005, c’est un excellent signe d’intérêt », se félicite Jean-Marc Guiraud, président de l’Union des grands crus. Ils viendront particulièrement de France, des Etats-Unis, de Belgique, du Royaume-Uni, d’Allemagne et, pour la première fois sur le marché des primeurs, de Chine. « La clientèle étrangère manifeste un intérêt plus prononcé que ces dernières années, le millésime leur parle, la réputation du millésime fera vendre », explique le négociant Georges Haushalter, qui préside l’Union des maisons de Bordeaux.

Spécificité bordelaise, la grand-messe des primeurs, organisée la semaine du 29 mars, permet d’acheter du vin à des prix fixés de fin avril à fin juin pour une mise en bouteille un an plus tard.

Ce système « unique au monde est parfois considéré comme complètement surréaliste, voire farfelu », explique Sébastien Chaumet, directeur du marketing de la maison de négoce Ginestet. Il a l’avantage pour l’acheteur de constituer des stocks à un prix attractif et pour le viticulteur de vendre avant la fin de la vinification. Il représente en outre un enjeu majeur pour le vignoble bordelais dont les ventes 2009 ont été catastrophiques.

Pour l’oenologue Denis Dubourdieu, 2009 est certes « un grand millésime », « baigné par une espèce de douceur », mais il arrive aussi « au bon moment ». « L’attente qu’il suscite dépend de la conjoncture », estime M. Dubourdieu, directeur de l’Institut des sciences de la vigne et du vin. « Tous nos clients ont besoin de se refaire une santé sur les primeurs,ils ont perdu de l’argent sur les derniers millésimes », confirme Sébastien  Chaumet.

Quelque 200 marques prestigieuses devraient écouler entre 70 et 90 % de leurs volumes. Pour les grands crus classés Château Beychevelle ou Château Pape Clément, ce seront 95 % de la production qui s’échangeront ainsi au sortir de la campagne, à condition que les viticulteurs fixent des prix raisonnables.

« C’est la chose la plus délicate, on va tenir compte du contexte économique », explique Patrice Hateau, directeur d’exploitation de Château Pape Clément. « Le juste prix, il ne doit pas être trop haut pour que le vin s’écoule à un rythme normal et pas trop bas non plus », renchérit Jean-Michel Cazes, propriétaire de Château Lynch Bages, qui écoule 80 à 90 % de sa production sur les primeurs.

« Il y a une grande excitation, une demande très forte, mais il faut rester serein dans un contexte global compliqué », ajoute Philippe Blanc, directeur-gérant de Château Beychevelle. En général, les grands Médoc « donnent le la », souligne le négociant Philippe Castéja, président des grands crus classés 1855. « Comme c’est un très grand millésime, il y aura un prix qui correspondra mais les propriétés sauront raison garder », promet-il.

Sur les marques « les plus emblématiques », pourtant, « on s’attend incontestablement à un coup de chauffe », pronostique François Lévêque, courtier à Bordeaux. Pour les Margaux, les Lafite Rothschild ou les Ausone, « on va être dans l’irrationnel ».

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L’Uruguay fait le pari de la qualité…

Dernier venu dans le cercle restreint des producteurs de vin du Nouveau Monde, l’Uruguay exporte depuis les années 90 en Amérique latine, aux Etats-Unis, en Europe et dans certains pays du Golfe.

Selon les chiffres de l’Institut National de Viticulture (Inavi), entre 2004 et 2008, les exportations de vin uruguayen ont été multipliées par dix en volume et par trois en valeur, passant de 1,2 millions de litres pour une valeur de 3,3 millions de dollars à 13, 4 millions de litres pour 10,6 millions de dollars.

Sur 8200 hectares de vignes cultivées, 40 % sont du tannat, un cépage donnant un vin d’un rouge profond, aux arômes de fruits rouges et noirs mûrs, qui se marie bien avec la viande de bœuf de ce petit pays d’élevage coincé entre le Brésil et l’Argentine.

Originaire du Madiran dans le sud-ouest de la France, le tannat a été introduit en Uruguay en 1870 par un Français d’origine basque, Pascual Harriague. Il s’est bien adapté au sol et au climat, et il permet aujourd’hui à l’Uruguay de posséder la plus grande surface cultivée de tannat au monde.

Le domaine Antigua Bodega Stagnari, dirigé par Virginia Stagnari, a été fondé en 1929 par son grand-père maternel, immigrant italien, et produit 140 000 litres de vin par an, dont 20 % sont exportés dans des points de vente gastronomiques. En tant que petit pays, l’Uruguay  ne pourra jamais miser sur la quantité. « Pour exporter, la qualité est primordiale », explique-t-elle.

Le domaine Bouza a fait le choix de se spécialiser uniquement dans les vins haut de gamme, ce qui lui permet d’exporter la moitié de sa production annuelle de 100 000 bouteilles aux Etats-Unis, au Brésil, au Mexique et en Argentine, mais aussi en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Belgique, et même à Dubaï, où certains sommeliers ont sélectionnés leurs vins pour satisfaire la curiosité de clients connaisseurs et exigeants, toujours avides de nouveautés.

Pour assurer un maximum de qualité, la production chez Bouza se fait sur des parcelles d’un demi-hectare maximum. De plus, « aucun produit chimique n’est utilisé sur le raisin », nous explique l’œnologue Eduardo Boido.

La crise économique mondiale a touché de plein fouet les producteurs uruguayens avec 2 millions de litres vendus pour 6 millions de dollars en 2009. « Le problème est le coût de production qui a un impact sur le prix final », selon Virginia Stagnari.

« Dans un pays de 3,5 millions d’habitants, il est difficile de réaliser des économies d’échelle », estime Ricardo Calvo, Président de l’Inavi.

En effet, comment rivaliser avec des pays comme le Chili où la société Concha Y Toro possède à elle seule la même surface de vignobles que l’ensemble de l’Uruguay et ses 1800 producteurs, tout en produisant deux fois plus ?

« En continuant de parier sur la qualité », pense Elisa Trabal de Bouza. Selon elle, si les prix des vins de table uruguayens sont en moyenne plus chers que les autres, les vins haut de gamme sont tout à fait compétitifs.

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Faites un don en achetant votre vin…

Plus de 40.000 personnes meurent chaque semaine du manque d’eau potable et la majorité d’entre eux sont des enfants de moins de 5 ans. Partant de ce constat dramatique, le site de vente de vins en ligne Cellar Thief propose d’offrir l’équivalent de 100 jours d’eau potable pour chaque bouteille de vin vendue.

Cellar Thief ne dispose que de trois vins à la vente, et ceux-ci sont disponibles pour une durée de 48h. Ils sont sélectionnés parmi des établissements viticoles de renommée mondiale, et leur prix est fortement réduit par rapport aux autres modes de distribution.

Cellar Thief a choisi de s’associer avec Charity Water pour fournir de l’eau potable aux personnes qui en manquent à travers le monde. Ainsi, à chaque vente de vin, Cellar Thief effectue un don auprès de Charity Water.

Actuellement, la société est installée en Californie, mais elle recherche des partenaires financiers afin de développer ce concept basé sur l’éthique et le partage.

www.cellarthief.com

www.charitywater.org

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Le pinotage le plus cher du monde vient de sortir…

Selon Decanter, prestigieux magazine consacré au vin, le pinotage le plus cher du monde vient de sortir. Rappelons que le pinotage est un assemblage de pinot noir et de cinsault.

Le domaine sud-africain Kanonkop a vendu la totalité de ses 600 premières bouteilles de Kanonkop Black Label Pinotage 2006 au prix de 1000 rands (133 $), et se prépare à en sortir 400 supplémentaires prochainement.

Johann Krige, propriétaire de Kanonkop, a déclaré à Decanter que « le cru 2007 sortirait en septembre cette année, et le 2008 en mars 2011 ».

Johann Krige prévoit de vendre son cru 2012 « en primeur comme à Bordeaux », et de « développer un marché secondaire » en présentant son Kanonkop Black Label Pinotage 2012 en novembre 2010 aux investisseurs et à la presse, quand le vin est encore en fûts.

« Le pinotage le plus cher ensuite est l’Ashbourne d’Hamilton Russel Vineyards, vendu au Cap à 424 rands la bouteille », soit environ 77 $.

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Le premier producteur de vin chilien durement touché par le séisme

Au Chili, le plus important producteur de vin, Concha y Toro, a annoncé dans un communiqué que la majorité  de ses vignes avaient été très sévèrement touchées par le séisme qui a ravagé le pays et qu’il arrêtait son activité pendant au moins une semaine.

Concha y Toro représente 30 % du marché intérieur chilien et 32 % des exportations chiliennes de vin.  Le producteur est présent dans près de 110 pays à travers le monde.

Un de ses vins le plus célèbres est le Casillero del Diablo.

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L’Afrique du Sud devient le 4ème exportateur de vin au Royaume-Uni…devant la France

Les derniers chiffres des analystes de Nielsen montrent que les ventes de vins d’Afrique du Sud ont dépassé celles de la France au Royaume-Uni pour la première fois.

En effet, pendant que les ventes de vins français chutaient de 12 %, les vins sud-africains augmentaient de 20 %, ce qui permet à l’Afrique du Sud de se classer au 4ème rang pour les ventes de vin sur le marché britannique.

L’Afrique du Sud produit du vin depuis des siècles, mais c’est seulement depuis une vingtaine d’années que les exportations ont commencé à se développer. En 1994, lors de l’élection de Nelson Mandela, l’industrie du vin sud-africaine exportait 50 millions de litres de vin alors qu’en 2009 le chiffre de 400 millions de litres a été atteint.

Jo Mason, responsable du marché britannique pour les vins sud-africains nous explique : « c’est une chance considérable pour l’industrie du vin sud-africain, qui est relativement jeune en terme d’exportations sur le marché mondial. En 1994, nos producteurs n’auraient jamais imaginés vendre davantage de vins au Royaume-Uni que la France, mais l’environnement économique du secteur du vin a complètement évolué. »

L’Afrique du Sud qui accueillera la Coupe du Monde de Football en 2010 veut profiter de l’évènement pour continuer à promouvoir ses vins à travers le monde et accroître leur notoriété.

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